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Le Prêt à Taux Zéro : tremplin pour la relance en maison individuelle neuve

Marché 16/07/2018
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La loi de finances 2016 réserve une bonne surprise au marché de la maison individuelle neuve : la relance du PTZ, qui laisse espérer une vraie reprise de ce marché.

Le Prêt à Taux Zéro, qui semblait avoir perdu la faveur des pouvoirs publics depuis 2013, revient en force dans la loi de finances 2016. Isabelle Bail, Responsable Grands Partenaires CMI, à la Direction du Développement/ Direction des Partenariats du Crédit Foncier, revient sur les nouvelles conditions d’attribution.

Le Prêt à Taux Zéro vient d’être remanié, quels sont les objectifs poursuivis ?

Un recul de plusieurs décennies permet de constater que le marché de l’immobilier neuf est étroitement lié aux aides proposées par l’Etat. Un geste fort du gouvernement à l’égard des ménages a toujours entraîné une reprise du marché. A l’inverse, la diminution des aides a toujours été suivie d’une baisse du nombre de constructions.

La loi de finances 2016 laisse donc présager que le marché va reprendre des couleurs. Le doublement du budget du Prêt à Taux Zéro, passé de un à deux milliards, ainsi que d’importantes modifications des conditions d’attribution montrent une volonté de ramener un maximum de clients sur le marché du crédit immobilier. Avec, pour conséquence, la relance de l’activité dans la construction. Rappelons que ce prêt est destiné aux primo-accédants, c’est-à-dire à toute personne non-propriétaire de sa résidence principale depuis au moins deux ans.

En quoi les nouvelles conditions sont-elles particulièrement intéressantes ?

Il s’agit de permettre au plus grand nombre de ménages de devenir propriétaire de leur logement. L’augmentation du plafond de ressources (de 3 à 13 % selon les zones géographiques) répond directement à cette préoccupation. Toute une nouvelle catégorie d’acheteurs potentiels va être concernée. De plus, le montant maximum du prêt a été revu à la hausse : il a été augmenté de 55 à 120 %, selon les zones, et la quotité de financement possible a été fixée à 40 % pour tous et sur tout le territoire, ce qui signifie que dans certaines régions, elle est deux fois plus élevée qu’auparavant. Par ailleurs, tous les souscripteurs, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, pourront bénéficier d’un différé de remboursement de 5 ans minimum, allant jusqu’à 15 ans. Enfin, la durée obligatoire d’occupation du logement n’est plus liée au remboursement du prêt. Elle a été fixée à 6 ans, ce qui va permettre à certains acheteurs de déménager en conservant leur bien et en le louant sans avoir à rembourser au préalable la totalité de leur emprunt.

Pensez-vous que ce nouveau dispositif sera un véritable vecteur de relance ?

Nous espérons beaucoup de ce plan de relance, d’autant plus qu’il est assez inattendu, car le gouvernement semblait vouloir aller dans le sens de la suppression des aides. Pendant un an, nous  nous sommes battus pour apporter la preuve de leur impact sur l’activité de la profession et aussi sur l’emploi. La réactualisation du Prêt à Taux Zéro est donc une très bonne surprise, complété du maintien du prêt PAS et des aides personnalisées à l’accession sociales (APL). Et nous nous attendons à une vraie reprise, à un rebond important en 2016. Ce qui est souhaitable, car nous étions parvenus à un point très bas avec moins de 100 000 maisons construites en 2014. Si le nombre de Prêt à Taux Zéro est multiplié par deux cette année, cela devrait permettre la construction d’au moins 120 000 maisons.