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Bâtiments neufs et environnement: au-delà du BEPOS, l’ACV

Marché 16/07/2018
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Les réglementations thermiques successives ont permis de réduire de façon significative la consommation énergétique des bâtiments neufs. La RT 2012, effective depuis le 1er janvier 2013, a permis la généralisation de la construction de bâtiments basse consommation (50 kWhep/m².an en moyenne). La prochaine réglementation devrait aller encore plus loin en imposant la construction de bâtiments à énergie positive. Néanmoins, la performance énergétique n’est désormais plus l’unique enjeu à traiter dans les bâtiments neufs. En effet, la réduction significative des consommations énergétiques a permis de voir que d’autres impacts jouaient un rôle non négligeable dans l’évaluation de la performance environnementale d’un bâtiment. Parmi ces derniers, la consommation d’eau, la production de déchets ou encore les émissions de gaz à effet de serre, et ce, sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment.

Dans ce contexte, l’approche multicritères devient donc nécessaire pour mieux mesurer la qualité globale d’un bâtiment, de sa construction à sa fin de vie. Cette approche, dite Analyse de Cycle de Vie (ACV), sera progressivement introduite dans les dispositifs para-réglementaires et réglementaires, parallèlement à la définition du BEPOS. Elle permettra d’orienter les choix constructifs afin de minimiser l’impact environnemental global des constructions. En plus du BEPOS, les pouvoirs publics travaillent donc actuellement sur la définition d’une étiquette environnementale des bâtiments, d’application volontaire dans un premier temps. Cette étiquette, à paraître courant 2016, est une première étape vers l’intégration de l’approche ACV dans la réglementation des bâtiments neufs. À ce stade, plusieurs questions se posent :

  • En quoi consiste la réalisation d’une ACV bâtiment ?
  • Quelles-sont les étapes à respecter et les données utilisées ?
  • Quels-sont les grands enjeux autour de l’intégration de l’ACV dans la réglementation ?

L’Analyse de Cycle de Vie : comment ça marche ?

Il s’agit de mettre en correspondance les données relatives au projet étudié et des données environnementales pour chaque composant du bâtiment, désigné par le terme “contributeur”. Ces contributeurs sont les produits de construction, les équipements, la consommation et la production d’énergie, le fonctionnement du chantier, etc.

Les quatre étapes de l’ACV

Les données utilisées pour évaluer les impacts environnementaux d’un bâtiment sur l’ensemble de son cycle de vie

On utilise deux types de données :

  • Les données quantitatives, à savoir les caractéristiques générales du bâtiment (S_RT, Shab, …), les métrés, les consommations nécessaires à son fonctionnement (eau, énergie, …) etc
  • Les données environnementales qui, pour les produits de construction, sont indiquées sur les Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) et, pour les équipements, se trouvent dans le Profil Environnemental Produit.

À noter que l’ACV d’un bâtiment neuf étant effectuée au moment de sa conception, les consommations d’eau et d’énergie ne peuvent être évaluées que selon une approche conventionnelle. Par exemple, les consommations d’énergie des 5 usages de la réglementation thermique seront donc celles issues du calcul réglementaire.

Les 5 usages réglementés:

  • Chauffage
  • Climatisation
  • Eau-chaude sanitaire
  • Auxiliaires
  • Eclairage

Les usages non réglementés/mobiliers:

  • Électroménager
  • Hi-fi, etc

Énergie grise: 

  • Énergie consommée pour la construction, l’entretien, la maintenance et la déconstruction des bâtiments

Pour en savoir plus, retrouvez l'article "Intégration de l'ACV dans la réglementation: quels enjeux?"